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Articles

Affichage des articles du novembre, 2010

Fragments de Marilyn Monroe

Mon histoire avec Marilyn date d'il y a très longtemps.

Je me souviens des documentaires sur elle que j'ai découverts aux premiers temps de l'adolescence. De la manière dont je me suis alors documenté sur elle, la femme derrière l'icône, m'imaginant secrètement être celui qui aurait pu la comprendre et l'aimer comme il convenait (comme quelques millions d'autres, je suppose) et la sauver d'elle-même. Bientôt j'accrochais quelques photos au mur de ma chambre, celles de la légendaire "black session" (je crois qu'on l'appelle ainsi), où on la voit, danseuse diaphane et mélancolique sur fond noir. Certaines, je n'ai jamais pu les décrocher. Pourtant, je ne suis absolument pas fan de l'actrice. Son destin, cependant, n'a jamais cessé d'exercer sur moi sa fascination. Lorsque j'ai lu Blonde, chef d'oeuvre romanesque de Joyce Carol Oates, j'en ai découvert encore un peu plus, par l'entremise d'une fict…

Life de Keith Richards

Réveil un matin avec une nouvelle obsession... Finir les mémoires de Keith Richards pour en parler ici. Alors je m'y plonge tout entier. Et ce n'est pas qu'une expression. Quitte à faire les choses, autant les faire en grand. J'écoute les disques des Stones en lisant. Je vois le documentaire Stones in exile, ainsi que les concerts filmés qu'en fan dilettante j'ai pu réunir au fil des années. Bref je m'y submerge méthodiquement. C'est mon genre. Prendre une semaine pour explorer un sujet à fond. Et le quitter. J'adore ça.


C'est le genre de bouquin qui vous entraîne dans une grande virée. Elle commence sur les chapeaux de roues, les Stones au milieu des années 70 dans le sud des Etats Unis, en plein no men's land redneck, avec des tas de flics à leurs trousses qui rêvent d'épingler les mauvais garçons et leur cargaison de dope, dissimulée un peu partout. Evidemment l'innocent Keith dans ce mordor, se fait choper chargé à la sortie d…

Retour vers le futur: nostalgie quand tu nous tiens

Rien n'égale le plaisir de glisser mon corps d'athlète sous une couette duveteuse avec la perspective salvatrice de me mater un film que j'ai toujours aimé, dont j'ai suivi toutes les rediffusions avec un brin de nostalgie. ça me le fait avec Rocky, avec Indiana Jones et quelques autres. Je ne suis pas des trentenaires qui s'extasient frénétiquement devant Dorothée, qui se refont l'intégrale des Chevaliers du Zodiaque sous le prétexte unique et fallacieux que c'était ce qu'ils regardait quand ils étaient pitits. Je n'irai pas non plus me dandiner devant Chantal Goya ou Plastic Bertrand en boîte de nuit. Bref, pour moi, mon enfance était un état larvaire. Bien-sûr que je regardais tout ça, bien-sûr que j'écoutais tout ça. Mais c'était avant que je ne me forme, avant presque d'avoir conscience de ce que j'aimais. Cette conscience-là est venue avec le cinéma et la littérature (avec Croc Blanc et Jack London). Avant? Ben, avant j'att…

Avatar et le Blu ray magique

Etant à mes heures un geek patenté, qui perd tout sens commun devant un grand écran, un home cinéma, un ordinateur de course ou des dessous-chics, l'édition hyper spéciale collector de l'Avatar de tonton Cameron avait tout pour s'attirer mes faveurs, et encore un morceau de ce maigre pécule dont mes descendants pas encore nés ne verront décidément jamais la couleur. Ils en seront bleus comme des Na'vis ces cons. Bref, j'avais donc chargé l'homme aux semelles de vent (le facteur) de déposer le précieux butin dans mon coffre-fort (ma boite aux lettres). Alors que ma journée d'hier s'annonçait sous bien d'autres hospices -j'avais en effet prévu de lire fissa les mémoires de l'excellent Keith Richards pour en faire la chronique ici-même, ce qui devrait se faire d'ici quelques temps, rassurez vous-, je fus faible, Ô mes frères, et insérais avec un pincement de mauvaise conscience la version longue et en HD du film qui fit tant parler l'an…

Aimee Mann et moi

Les jours de grisaille, de déprime, quand rien ne va, il suffit d'une voix qui résonne, en qui vous vous reconnaissez pour vous tirer du trou. Et pour moi, c'est toujours celle d'Aimee Mann. Je ne sais pas trop pourquoi. Je me souviens de la première fois où je l'ai entendue, dans le film Magnolia de Paul Thomas Anderson. Cette voix, frêle, pure et cristalline, qui chantait des destins effarants, tourmentés, brisés par l'amour, la drogue, la ruine. Elle en plaisante d'ailleurs de ses chansons qui ne traitent que de désespoir. Moi ça m'a touché.

Mon premier choc fut donc "Wise up" et son texte qui peut vous revenir dans toutes les insomnies "It's not going to stop, til you wise up". En gros c'est une chanson sur la déprime, sans doute la meilleure. Dans le film de Anderson, elle était reprise tour à tour par tous les acteurs, au bord de la rupture psychologique. Elle pose sa voix dessus, sur un piano et deux accords. C'est une…

Robert Plant: Band of Joy

Presque un mois depuis la parution de mon dernier livre, j'ai déjà envie d'écrire. Or, velléitaire par nature et éparpillé par goût, ça fait un moment que l'idée d'un blog me trotte dans la tête. Et elle peut trotter longtemps, tel que je me connais. Parce qu'à chaque jour il y a un livre, un film, un disque qui attire mon attention, avant que je ne passe à autre chose. Je me dis alors, un blog pourquoi pas... comme ça au gré du vent (d'où le titre), en attendant.

Premier article donc et première surprise. Fan de Led Zep depuis ma période lycéenne et très chevelue, le dernier album du vieux lion Robert Plant ne pouvait qu'attirer mes tympans... Je connaissais quelques opus précédents du grand homme, un Mighty Arranger qui tenait fort bien la route ainsi qu'une très belle collaboration avec Alison Kraus, Raising sand. En bon reclus, je fais l'achat sur itunes de la dernière galette du vocaliste zeppelinien, le coeur léger, le portefeuille soulagé, la…