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Articles

Affichage des articles du février, 2011

True Grit: projection foireuse et chronique d'un rendez-vous manqué

Salut ma colère, bonjour ma hargne et mon courroux... coucou (pour reprendre une belle entrée en matière desprogienne)

On me murmure à l'oreille que les gens racontent leurs vies sur un blog... Donc je vais m'essayer à l'exercice (un peu, parce que mon destin n'est objectivement pas très intéressant). Alors... J'avais hâte de voir True Grit des Frères Coen, mais vraiment... J'avais prévu d'écrire un grand article à ce sujet ici même. Et je ne le ferai pas comme je le voulais. Et ça me navre.

Parce qu'au multiplex du coin, les spectateurs ruminant leur popcorn comme des boeufs m'ont gâché la B.O. Parce que ces sinistres abrutis répondent au téléphone pendant le film, relèvent leurs messages, leurs mails, consultent leurs facebook convulsivement par douzaines. Du coup, on ne se retrouve pas seuls dans le noir, avec un bon film et un monde à découvrir, mais avec un troupeau de connards abjects dont la faculté de concentration n'excède que rarement …

Marie Cherrier

Dans le défilement monotone d'une voie d'autoroute, le regard vaguement perdu, j'écoutais ma musique sur la banquette arrière. 2 heures à tuer. J'ai toujours aimé ce genre de trajet qui permet la rêverie. J'ai toujours le sentiment de me ressourcer dans cette solitude-là. J'étais bien dans ma bulle.

Quelques temps auparavant, j'avais acheté les deux albums de Marie Cherrier. Parce qu'une amie de bon goût me l'avait conseillée, parce que j'étais tombé sur une chanson qui m'avait plu fort. Elle a une vraie écriture cette petite, des influences évidentes, de Renaud à Brassens. Evidemment les grands noms sont toujours écrasants. Mais la jeune femme n'a pas à rougir de la comparaison, car elle écrit de très loin les paroles les plus raffinées que j'aie entendues depuis un bail. Je ne sais rien d'elle ou pas grand chose, je ne sais que vaguement à quoi elle ressemble. Mais ça fait partie de ces gens, quand on les écoute, aux premiers m…

The Social network

Ah... Facebook... Quand j'ai entendu pour la première fois qu'on allait faire un film sur le sujet, réalisé de surcroit par l'un des meilleurs cinéastes en activité, j'ai été circonspect. Non pas que je doute des capacités de David Fincher, bien au contraire (réalisateur de Seven, Fight Club, l'Etrange Histoire de Benjamin Button, Zodiac, excusez du peu...). Mais le sujet en soi me paraissait un peu incongru. Pourtant quand on songe à la place disproportionnée que ce site occupe dans notre quotidien, à l'énergie que l'on met à renouveler nos statuts, à nourrir notre profil, à regarder les activités et les réflexions  de nos "amis" (dont certains que l'on a jamais vus en chair et en os), on se dit qu'on est là devant un curieux phénomène.

Facebook est un grand vide que l'on ne peut s'empêcher de consulter dans l'attente d'on ne sait quoi. Et pourtant, objectivement, il n'y a rien de bouleversant, pas de grandes révélatio…

Black Swan

Parfois, pas souvent, peut-être une fois par an, même quand on se tient au courant des choses du cinéma de manière assidue, il arrive qu'un film vous mette K.O. Il y eu récemment There will be blood de Paul Thomas Anderson, Two Lovers de James Gray et The Wrestler de Darren Aronofsky. De ces moments où quand la lumière se rallume, il vous faut un petit moment avant de reprendre vos esprits. Secoué et bourdonnant d'émotions, vous ressortez du ciné comme en état de choc, un peu hébété, à vous demander ce qui vient d'arriver. Et surtout pourquoi ça vous a fait cet effet-là. Le même Aronofsky a réalisé Black Swan, dont j'avais entendu le plus grand bien depuis un moment et sur lequel je tentais de ne pas trop en savoir avant de le voir. Il s'avère que toutes les louanges étaient justifiées.



Le générique est déjà porteur de promesses. Natalie Portman danse dans un rayon de lumière, tourmentée par un sorcier ténébreux qui tourne autour de ce cygne blanc et magnifique. La…

Le Discours d'un roi

A l'occasion d'un échange entre cinéphiles avertis et alors que je défendais corps et âme L'Etrange histoire de Benjamin Button (au point que je devrais toucher un pourcentage), mon interlocuteur me dit: "Nico, tu aimes les films à Oscars". Devant cette vérité définitive, je m'inclinais donc et m'incline encore, ce qui est fort à propos vu le sujet de cet article. Il m'aurait dit "films à Césars", je lui aurais sans doute foutu mon poing sur la gueule (oui je suis sanguin, surtout hypothétiquement)... mais là, il avait raison. Parce que l'académie hollywoodienne a souvent fort bon goût, même si elle est, comme son nom l'indique, académique. Et cette tradition de récompenser des bons récits, portés par de grands acteurs, qui transportent et n'endorment pas leur spectateur est tout ce qu'il y a de plus noble. Donc oui, le Discours d'un roi est un "film à oscars" et non, dans ma bouche ça n'a rien de péjoratif.