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Articles

Affichage des articles du octobre, 2011

Maïwenn : Le jeu de la vérité

L’un de mes grands chocs de cinéma ces temps-ci n’a pas été Drive, comme pour beaucoup, mais Polisse. Un film qui m’a pris à la gorge, malgré toutes les réserves que je pouvais avoir en entrant dans la salle. Car je n’aime pas le cinéma à vocation documentaire, je n’aime pas quand un film ressemble à un reportage. C’est un peu comme ça qu’il était vendu « partagez le quotidien de la brigade de protection des mineurs ». C’est beaucoup plus profond que ça. Et ça m’a poussé à revoir les deux autres films de Maïwenn en tant que réalisatrice, et à trouver une grande cohérence à son travail.



A la sortie de Pardonnez-moi en 2006, on connaissait déjà le visage de l’actrice, elle interprétait par exemple le personnage d'Isabelle Adjani quand elle était gamine dans l’Eté meurtrier. On l’avait également aperçue dans l’ombre de Besson (notamment en cantatrice bleutée dans le Cinquième élément ou réalisant le making-of de Léon). On accueillait cette comédienne passée derrière la caméra avec un…

Terrence Malick, la nature humaine

Terrence Malick exerce la fascination des génies. A cet égard, il fait songer à Stanley Kubrick. Il est de ces artistes à la voix singulière, qui livrent une vision sans compromis, ce qui est de plus en plus rare dans notre univers standardisé. Ce sont des cinéastes certes, mais ils ont quelque chose de plus grand, un langage qui n’appartient qu’à eux, une réflexion qui dépasse de très loin le support qu’ils ont choisi pour s’exprimer. On associe d’ailleurs souvent les deux cinéastes, dans un raccourci un peu facile. Mais il est remarquable qu’ils soient tous deux des étrangetés : refusant la cadence infernale d’une monde toujours affamé de nouveauté, de sensationnel, de rapidement consommable. Refusant la gloire, la lumière des médias, la célébrité. Ils se sont consacrés à monter des films comme des bâtisseurs de cathédrales, avec une exigence et une puissance de création rares.


Que Malick ait eu la Palme d’or devient presque anecdotique, tant il domine le monde du septième art depui…

Steve Jobs et moi : ma vie, son oeuvre

Etant un geek patenté et aisément corruptible devant chaque bidule hi-tech, comme un Gollum devant l’anneau, je ne pouvais pas demeurer insensible à la disparition de Steve Jobs. Mais deux choses m’arrêtaient… Je ne voulais pas faire encore une nécro pour ne pas transformer mon site en Père Lachaise, et je ne voulais pas relater un destin dont je ne sais pas grand chose. Alors j’ai eu une idée : ayant atteint l’âge christique et inquiétant de 33 ans tout rond et ayant grandi et évolué avec lesdits bidules qui ont pas mal changé mon quotidien de valide incertain (ou d’invalide pratiquant), je vais vous raconter ma vie. Et pas celle de Steve Jobs. Enfin presque.
Je suis donc né en 1978, mais j’ai décidé unilatéralement qu’on me jurerait né en 1983. J’étais donc vivant quand Giscard était président, quand Drucker était à la télé (bon… mauvais exemple) et quand il fallait absolument que je me tienne debout dans une société qui ne tolérait pas encore les assis. Bref, il allait falloir m’a…