Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du novembre, 2011

Queen: These were the days of our lives

Ce site s’intitulait d’abord « Anyway the wind blows ». Après m’être fait plusieurs fois remonter les bretelles pour mon anglophilie excessive, j’ai changé mon fusil d’épaule et suis revenu à des origines plus baudelairiennes. Cependant, cette phrase je l’aime. Emprunte d’indifférence, de nonchalance et de mélancolie. Ce murmure conclut le monumental « Bohemian Rhapsody » de Queen.


Il y a comme ça des sujets qu’on voudrait aborder depuis longtemps. Parce que ça fait partie de nos vies. Et pour qui m’a connu d’un peu près et a quelque peu partagé mon existence, il n’est pas rare de m’entendre hurler « The Show must go on » d’une voix de canard qu’on écartèle. Ça défoule. Et puis il y a des souvenirs, des grands, des beaux. Comme cette réunion étrange où Roger Taylor (le batteur) et Brian May (le guitariste) avaient recruté le chanteur Paul Rodgers pour une tournée avec lui. C’était au Zenith. La salle était chauffée à blanc, mon frère et moi tous deux absolument estomaqués au premier a…

Deep Dark Robot: 8 songs about a girl

D’une adolescence que je n’ai toujours pas reniée, celle d’avant internet, les téléphones mobiles et ma calvitie, certaines voix retentissent encore dans le calme monacal de la chambre où ma plume s’évertue. Celle de Linda Perry, dernièrement, fait un retour quasi obsessionnel dans mes enceintes. Souvenez-vous, c’était la charismatique chanteuse de ce groupe d’un hymne, « What’s up ? », au début des années 90. L’album des 4 non Blondes (nom de la formation) a squatté quelque peu ma platine à l’époque. Parce que j’aimais tout ce qu’elle exprimait dans son chant, ce côté brisé et rageur, désespéré aussi, qui correspondait fort à mes 17 ans (ou contrairement à ce qu’affirmait Rimbaud, j’étais assez sérieux). Et surtout à un état d’âme que je cachais, dans la maladresse de poèmes que j’écrivais convulsivement (ce qui peut m’arriver encore, on n’est jamais à l’abri d’une rechute).


Il y a un an ou deux, dans la jungle de mes vieux Cd ‘s, je déterrais le vieux trésor. Et renaissais à la fasc…

"Traversées" de Jessica Ashford et Jehanne Gascoin d'après "Zoé-Zoé, femmes du monde" de Titouan Lamazou

La vie prend parfois des détours étranges. A l’expo Zoé-Zoé,Femmes du monde de Titouan Lamazou, j’avais été très inspiré par les photos, les dessins, tenté d’en faire des textes. Après plusieurs essais pas très concluants, j’ai abandonné l’idée. Il y a de cela quatre ans à la sortie de mon second livre, la Salade et le cassoulet, une jeune troupe avait mis en scène deux de mes nouvelles. A cette occasion, j’avais rencontré Jehanne Gascoin et Jessica Ashford. J’avais été impressionné par leur talent, leur intensité, l’engagement et la passion qu’elles avaient su déceler dans mes mots (ce que j’avais du mal à assumer moi-même). Je m’étais promis de ne pas perdre de vue ce monde là, qui m’avait plu très fort, parce que je ne suis pas habitué au spectacle vivant, parce qu’il est rare de rencontrer des gens qui ont le feu sacré. Même des artistes.

Il y a de ça quelques mois, j’ai appris qu’elles préparaient une pièce adaptée de l’exposition de Titouan Lamazou (que j'ai déjà évoquée ici