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Articles

Affichage des articles du mai, 2013

Sugar Man

Le destin et ses revirements… J'ai tendance à ne pas y croire, pas plus qu'aux histoires qui finissent bien, car au fond on meurt tous à la fin. Pourtant, en découvrant le documentaire Sugar Man de Malik Bendjelloul hier soir, consacré au curieux sort du chanteur Rodriguez, force est de constater que, parfois, les miracles existent.


Cela commence par une route qui défile. Un paysage désertique rappelant l'Ouest américain, mais à flanc de mer, près de Cape Town. Un homme explique pourquoi il est surnommé "Sugar". Il tient son sobriquet d'une chanson américaine, devenu un hymne en Afrique du Sud. Son auteur, Rodriguez, est adulé là bas, comme une légende véritable, à des hauteurs que seuls ont pu côtoyer Elvis, Bob Dylan ou Les Beatles. Dans ce pays longtemps muselé par l'Apartheid et totalement hermétique au monde extérieur, cet homme de deux albums fut longtemps pour les blancs libéraux, le symbole de la contestation et de la résistance. Seulement ailleur…

Vanessa Paradis: Love Songs

Je me souviens des déferlements de haine quand j'étais gosse devant Vanessa Paradis, que je trouvais déjà belle comme un coeur. De cette gamine, cette lolita à la moue farouche, affrontant l'hostilité des gens du métier, en même temps qu'elle s'attirait les faveurs du public. Puis il y eut sa collaboration avec Gainsbourg que j'aimais déjà fort et qui continuait de faire causer les braves gens: elle était trop jeune pour être déjà femme. Des gros titres insultants s'étalaient en une des gazettes. Et moi je m'interrogeais. Devant les jeux de mots de "Tandem", devant l'héroïne ambiguë de "Dis lui toi que je t'aime" dont je ne sais toujours pas si elle est attentionnée ou lâche. Devant la mélancolie d'un sublime "Vague à l'âme". Le chant du cygne du grand Serge dans sa voix qui gardait encore un peu de sa candeur enfantine. Puis il y eut la libération américaine auprès de Lenny Kravitz. Peu à peu elle devenait icô…