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Articles

Affichage des articles du juillet, 2013

Choralyne Dumesnil : Portrait de femme

Il y a des rencontres comme ça, dont on sent qu’elles sont inévitables. J’exprime assez peu mes opinions, mes engagements, les causes ou les idées qui me tiennent à cœur. Elles me structurent, elles me constituent et conditionnent mon rapport au monde. Je vis assez bien avec elles pour ne pas les imposer. J’en connais les nuances, parfois contradictoires, au niveau moral, philosophique ou spirituel. Et il ne m’est arrivé que très rarement de sortir de ma réserve à ce niveau, de rencontrer quelqu’un qui les reprenne sans le savoir, les exprime mieux que moi, en qui elles trouvent leur écho, dans toute leur richesse et leur complexité. Et permettre de s'élever un peu.


J’ai rencontré Choralyne à une soirée d’anniversaire. Dans le vacarme de ce genre de réunion, il est rare de s’attarder, car la conversation reste en surface. Je ne sais plus pourquoi, on est venu à évoquer la pornographie. J’en déplore de plus en plus la violence, cette représentation de l’acte sexuel uniquement basé…

Brian May et Kerry Ellis à la Cigale

Brian May en concert… Ce n'était pas la première fois que je renouais en live avec la guitare tant aimée de Queen, célébrant avec ferveur la mémoire de Sa Majesté. Pour autant, une fois encore, je m'y suis laissé entrainé. Cette fois, le solliste à l'immuable chevelure frisée et désormais grisonnante, s'est adjoint les talents de la jeune chanteuse Kerry Ellis, rencontrée alors qu'elle oeuvrait au sein de la troupe de "We Will rock you", comédie musicale à succès reprenant en son sein le fameux répertoire.




Nous arrivons avec mon frère au terme d'un interminable périple, survivant tant bien que mal aux bouchons parisiens. Un peu déphasés, un brin vidés. On entre sur le côté de la Cigale, belle salle nichée dans le 18ème arrondissement. Par l'entrée des artistes. L'endroit est assez beau, baigné de lumière écarlate, un plafond doré et une allure de théâtre un tantinet décadent. On a des places au balcon, inaccessible pour moi, On passera la pre…

Une Parenthèse dans "Le Village"

J’en avais soupé des chaines de restaurants, des terrasses enfumées et saturées d’une musique indiscernable et des plats sous vide. Je m’y rendais comme à ces endroits où l’on est forcés de se retrouver, lorsque l’appart de chacun est impraticable à la moindre réception, quand on a besoin d’un compromis pour que les amis éloignés géographiquement se recroisent enfin. Quand les êtres vous manquent, on est prêts à ce genre d’épreuve. Pourtant, jamais je n’ai eu mes habitudes quelque part, autrement que par obligation. J’ai la chance d’avoir un père qui cuisine très bien, en passionné, et chaque restaurant s’apparente au mieux à une déception, au pire au sentiment de se faire dévaliser. De plus, la plupart des estaminets parisiens privilégient l’affluence, il n’est pas rare de s’y voir rudoyé, poussé vers la sortie et l’addition. Bref, jusqu’à il y a peu, je n’aimais pas cela, je m’accommodais tant bien que mal des endroits et des circonstances.


Mon amie Aurel Daniel, cofondatrice de Be…