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Articles

Affichage des articles du février, 2014

Priscilla Telmon: Voyage au Tibet Interdit

C’est étrange les rencontres quand on ne les attend pas. Ce sont les seules véritables finalement. Car rien ne permet de les anticiper. La semaine dernière, on me prête un DVD. OK cela venait de quelqu’un qui connaît bien mon coeur, mais tout de même. « Voyage au Tibet interdit ». Je me souviens de mes élans spirituels à vingt ans, mon envie de connaître le Bouddhisme, mes anciennes lectures. Mes émerveillements aussi par films interposés devant ces paysages qui me sont inaccessibles. Tout ça est au fond de moi, bien à la base, un être spirituel qui ne s’est jamais totalement renié. La conviction aussi que les mirages du monde occidental, matérialiste en diable, ne recèlent pas forcément de vérités profondes, de celles qui aident à vivre. Ainsi j’ai ressenti immédiatement une identification, une compréhension intense de la voyageuse et exploratrice du "monde et des êtres", qu’est Priscilla Telmon, entamant son périple de 5000 kilomètres jusqu’au cœur du Tibet. Retraçant cel…

Anna Calvi au Trianon

Après le concert, l'agent de sécurité juste à côté de moi et qui s'était désolé de m'avoir vu faire la queue à l'entrée, nous demande: "Vous voulez voir l'after show?". Il nous entraine par les coulisses par où nous sommes entrés, jusqu'au patio du Trianon, illuminé de lustres désuets au dessus d'un escalier monumental. Ambiance élégante. La foule s'agglutinait dans l'attente du petit évènement dont la rumeur n'avait pas tardé à se répandre. On tripotait son téléphone portable, on échangeait quelques mots qui se perdaient dans le bourdonnement de la multitude et la hauteur des plafonds. Mon guide fend l'attroupement, jusqu'à nous mener, mon amie et moi, jusqu'à un petit ruban rouge. Juste derrière des techniciens s'activent autour d'un ampli Fender, d'un pied de micro et d'un ensemble de pédales à effets. Anna Calvi va revenir pour quelques chansons. Là, à un peu plus d'un mètre de moi. L'une des exp…

Raymond Depardon au Grand Palais: Un moment si doux

C'était hier, sortant d'une période relativement recluse et avec des envies d'ailleurs. Au petit déjeuner, je me souviens qu'il ne reste que quelques jours pour découvrir l'oeuvre de Raymond Depardon en tant que photographe. J'en avais vu quelques images au détour d'un reportage télé à la va-vite. De ces choses que l'on capte parfois et dont on sait confusément qu'on va les louper. Trop de foule à Paris, trop d'immobilité ambiante. Mais les clichés me restaient dans un coin de la tête et les affiches parfois aperçues dans la rue, "Raymond Depardon, un moment si doux au Grand Palais", me revenaient comme des remords. J'en ai fini des occasions manquées.



Alors nous y allons, entrant par la coulisse et dans les entrailles bardées de tuyaux métalliques du glorieux bâtiment. Des hommes souriants avec de gros trousseaux de clés nous guident dans cet improbable dédale que le public ignore, sauf s'il a des roues. Il y a là quelque chos…