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Affichage des articles du avril, 2014

Aubert chante Houellebecq: Les parages du vide

A ma connaissance, je n'ai, jusqu'à ces Parages du vide, jamais été convaincu par des poèmes mis en chansons. Il y eut les tentatives souvent catastrophiques sur Baudelaire, un peu moins sur Aragon. Seulement la musique du vers était boursoufflée toujours un peu par la musique et les exemples d'alchimie totale entre les deux arts sont assez rares. Pourtant, ils sont faits pour correspondre, le rythme de la poésie appelant déjà la musique.



Un matin, Jean-Louis Aubert va acheter ses clopes en bas de chez lui. Sur l'étal du boutiquier, il fait l'emplette du recueil de Houellebecq, Configuration du dernier rivage, qui fit grand bruit à sa sortie, comme chaque opus de l'auteur de La Carte et le territoire. Je me souviens de plateaux où les critiques s'écharpaient de manière contradictoire, sur la qualité de ses alexandrins. J'ai toujours aimé Houellebecq, cette mélancolie presque cynique, mais jamais dénuée d'un certain romantisme, d'une naïveté adol…