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Articles

Affichage des articles du mars, 2015

Lorenzaccio ou le Péché des princes

Une invitation à aller voir Lorenzaccio ou le péché des princes m'attendait dans ma messagerie. Le destin a ses tours. Le matin même, j'évoquais Musset et les enfants du siècle dont je m'étais senti si proche à l'adolescence. Mais avec le temps, les mots s'effacent comme la mémoire. On garde la sensation, une nostalgie inarticulée, bien enfouie en nous, au milieu du fatras de nos influences et de tout ce qu'on traverse. Le printemps retrouvait sa douceur. J'avais invité une amie proche à me rejoindre. Avec toute l'appréhension qu'on a avant un spectacle. Comme un gouffre d'inconnu et de confiance auquel il faut s'abandonner. Je n'avais que ce message et ne savais pas vraiment à quoi m'attendre.



A l'entrée, je vois la metteuse en scène, Eve Laudenback. Elle me parlera après le spectacle, autour de la table d'un bistrot, avec cette flamme des passionnés, de cette oeuvre qui l'a accompagnée depuis le lycée et qui fait partie…

Stéphanie Reynaud : La Noblesse de l'enthousiasme

Il y a des visages comme ça qu’on croise et qui vous restent, des regards qui vous retiennent et des voix qui résonnent. Parce qu’on les trouve beaux, parce qu’on les trouve justes. J’avais vu une photo de Stéphanie Reynaud il y a deux ou trois ans, sur Facebook. Depuis je la suivais, virtuellement, découvrant à chaque fois de nouvelles facettes de la comédienne au détour d’une photographie ou d’un court-métrage. Elle a quelque chose d’insaisissable et d’inclassable, c’est rare. C’était beau de la contempler de loin, de se laisser surprendre par l’étendue de son jeu. 


On a pu la découvrir sous les traits de Paulina Saulas, l’héroïne tourmentée de « La Jeune fille et la mort », l’année dernière sur les planches. Elle a prêté ses traits à Joséphine dans un portrait déjanté de Napoléon. Elle a fait preuve de folie douce dans des webséries délirantes. Elle a une sensibilité protéiforme, une voix qui se pose sur les mots, qui leur donne un corps et une âme. Il y avait quelque chose d’émouva…

Tristane Banon: Love et caetera

"Chanson d'amour, et caetera..." me suis-je murmuré à la lecture du livre de Tristane Banon, Love et caetera (chez L'Archipel),  comme à la fin de cette chanson de Jean-Louis Aubert, qui n'en finit pas de m'accompagner.

C'est ça... C'est presque ça.



Il y a la coïncidence entre nous... Mais un instant... je m'emballe déjà. Recommençons... J'ai eu avec Tristane Banon une rencontre étrange. D'abord réagissant à une émission où un négligeable tentait de la démolir. j'ai écrit un article qu'elle a partagé sur les réseaux sociaux. On ne s'est jamais parlé autrement que par les commentaires sur son mur virtuel (de ce dialogue étrange qui s'y tisse parfois). Comme des clins d'oeil, et des "j'aime" comme autant de connivences. Il est drôle et spirituel son Facebook, allez y faire un tour puisqu'il est grand ouvert... j'avais aimé son roman Le Début de la Tyrannie, je l'avais écrit de nouveau ici, elle a…