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Articles

Affichage des articles du décembre, 2016

Booktube de fin d'année 2016

Articles sur les livres évoqués dans la vidéo:

Une bouche sans personne de Gilles Marchand
Jim de Harold Cobert
Le Garçon de Marcus Malte
Bye Bye Elvis de Caroline de Mulder
La Mésange et l'ogresse de Harold Cobert
Demande à la Nuit de Anne Laure Jaeglé
Les Mains Lachées de Anaïs Llobet
Chanson Douce de Leïla Slimani

N'essuie jamais de larmes sans gants de Jonas Gardell

J’ai grandi avec une ombre.
Cette rumeur qui enflait dans mon enfance, ce mal dont on a cru d’abord qu’il ne touchait que les homosexuels. J’en ai toujours été bouleversé, c’est sans doute l’une des causes que j’ai voulu soutenir le plus. Le sida a décimé une jeunesse, nous a amputé pour longtemps de l’insouciance qui devrait toujours entourer l’amour ou le désir. Et surtout il encourageait à clouer au pilori, les gays qui, au début des années 80 commençaient à conquérir leurs droits, à sortir de cette honte et de cette clandestinité dans laquelle ils devaient vivre leur sexualité. Entre adultes consentants, le sexe n’est l’affaire de personne et ne supporte aucun jugement. Le fait qu’il soit devenu une question de vie ou de mort, un problème de société a quelque chose d’absurde. Mais plusieurs fois à la lecture de ce roman, on se dit "oui... c'est pourtant ainsi que ça s'est passé".
Lire un livre sur le sujet n’est pas forcément évident. La littérature exige un te…

La Part des Flammes de Gaëlle Nohant

C’était à une dédicace du dernier livre de Harold Cobert. Je discutais bouquins avec une amie que je retrouvais parfois en ces occasions, et nous partagions nos émerveillements littéraires. On était dans cette librairie ancienne et vénérable près du Louvre, cernés de livres qui étaient autant de tentations auxquelles je suis, je l’admets, hautement vulnérable. Elle m’indique cet ouvrage, La Part des flammes de Gaëlle Nohant qui venait de sortir en poche. Elle me dit que c’est un choc. Je lui réponds que je n’aime pas toujours les romans historiques. Elle me rétorque que celui-là retrouve le souffle de Victor Hugo. Je suis intrigué. Je me laisse tenter. Je l’emporte chez moi. Ma mère me le subtilise, le dévore, l’adore. J’attends. La rumeur autour de ce livre enfle autour de moi. Ma curiosité aussi. Je le commence enfin.
Et là je découvre le reflet de mes fascinations de jeunesse. Si on me demandait de la raconter me viendraient spontanément, des fragments de littérature du XIXème si…