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Articles

Affichage des articles du octobre, 2017

L'Absente de Noël de Karine Silla

L’automne. C’est la saison des querelles et des deuils. Où l’été jaunit et où les branches rachitiques des arbres dévoilent leur squelette. La saison où le spleen envahit l’univers. C’est réglé comme du papier à musique. C’est la saison où je me sens vieillir et où tout complote à me le rappeler.


Il y avait ce livre des éditions de l'observatoire, L’Absente de Noël de Karine Silla que je négligeais depuis des mois. Parce que ça ne ressemble pas à ce que je lis d’habitude, parce que j’étais circonspect et confit dans mes vieilles certitudes. Et puis, j’ai échangé quelques mots embarrassés avec l’auteure au début du mois. Et j’ai aimé la sincérité de son sourire et la douceur de son regard. Si j’ai fini par ouvrir ce bouquin, je le dois à cette tendresse et cette bienveillance qui semblaient inspirer le moindre de ses mots et de ses gestes. Son attitude m’a touché. Je sais que c’est incongru pour approcher un livre, et que parfois, il y a un gouffre entre ce que les gens sont et ce…

J'ai déserté le pays de l'enfance de Sigolène Vinson

Tout a commencé par une absence de crépuscule.
Et ma fascination ancienne pour les couleurs du désert où je me retrouve.

Sigolène Vinson, le retour. Ou plutôt l'origine.
J’ai su qu’elle me tenait de nouveau, là dès la première page. Les souvenirs ressurgis sans fards du pays de son enfance à Djibouti. Confusément je savais que j’allais revenir vers elle et vers ce livre J’ai déserté le pays de l’enfance, qui datait de 2011, publié chez Plon. J’avais eu du mal à le trouver. J’avais commandé cet exemplaire. Il était usé. Des traces de griffures et des tâches de café de sa vie antérieure. Une référence étrange sur la page de garde qui me fait songer qu’il a dû être dérobé à une bibliothèque.


C’était le dernier roman de Sigolène qui me restait à lire. J’ai trainé, j’ai lambiné sous d’autres cieux, à tenter de m’agripper à d’autres mots, ne sachant que trop bien que c’était vers les siens que j’allais revenir. Je regarde cette image de Nancy où la photographe nous a subtilisé le souv…