Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du janvier, 2018

Les Déraisons d'Odile d'Oultremont

C’était par l’une de ces longues nuits au cœur de l’hiver. J’étais éveillé et douloureux, dans le silence de 4 heures du matin, à contempler l’immensité pénible de l’insomnie devant moi.
Plutôt que de ressasser les chatouilles et les grattouilles qui m’agacent de plus en plus ces derniers temps, j’ai tendu la main vers ce livre qui m’attendait depuis des jours. Une amie lumineuse, Héloïse de Peanut booker, me l’avait conseillé chaleureusement autour d’un chocolat au lait à une terrasse pluvieuse. Elle avait le regard qui souriait quand elle m’en parlait. Quelques jours auparavant, profitant d’un mieux dans ma santé capricieuse, je m’étais rendu à une rencontre autour de la rentrée d’hiver des belles éditions de l’observatoire. J’y avais croisé Odile d’Oultremont, en me maudissant d’avoir tardé à entamer son premier roman, Les Déraisons, qui faisait vibrer bien des cœurs que j’aimais et qui se rappelait chaque jour à mon bon souvenir.


Adrien comparait devant un tribunal. Pour avoir …

Les corps électriques de Manuel Blanc

J’ai une fascination pour les paysages nocturnes, les errances et les destins qu’ils renferment. Certaines vies ne se déroulent que la nuit sous ses lumières artificielles et colorées, dans sa dissimulation, dans son mystère, dans les secrets qu’elle dévoile.
C’est d’abord à cela que j’ai songé en découvrant les Corps électriques de Manuel Blanc, qui sort le 10 janvier aux éditions de l’observatoire. A ces êtres qui ne se tiennent qu’entre ces parenthèses lunaires, et à cette attirance vénéneuse qu’ils inspirent, à la beauté dangereuse de ceux qui osent évoluer de ce côté du monde, quand les codes du jour n’ont plus court. On est alors obligés de se convertir à une autre lumière et à une autre vérité comme des vampires un peu paumés. J’ai toujours trouvé ça beau, ce revers de la nuit. C’est un choix esthétique. C’est une ambiance, celle de ce roman.


Manuel Blanc est l’écrivain d’une errance, celle de son premier livre, Carnaval, cette déambulation contemplative, étrange, onirique par…

Prendre un papa par la main de Tristane Banon

Cinq ans.
Sur le trottoir tout à l’heure, encore tout surpris de s’être rencontrés, je ne pouvais réprimer un sourire, quand Tristane me disait qu’enfin, « l’occasion s’était trouvée ». J’aime sa plume depuis longtemps. J’en ai déjà parlé souvent ici, au moment du Début de la Tyrannie ou de Love et caetara… De ces êtres qui font partie de vous, de votre vie, qui disent les mots de votre sensibilité, qui les mettent comme des baumes sur votre monde et qui vous font songer que vous n’êtes pas seuls à ressentir ce que vous ressentez. Ces amitiés curieuses que l’on noue dans les livres, souvent bien plus profondes que celles qui se lient dans l’embarras de l’existence et de toutes les choses que l’on n’ose pas dire. Les livres ont toujours été pour moi le lieu de l’intimité, de la vérité et de l’honnêteté.
Pour Tristane Banon aussi.
Nous nous connaissons. Depuis des années. A la manière curieuse et singulière de ceux qui se suivent sur les réseaux sociaux. Elle aime souvent mes statuts …